survivre au quotidien

8 juillet 2012

Que s’est il passé depuis un mois? Et bien j’ai:

- fabriqué mon gel douche, mon produit vaisselle et mon dentifrice et j’en suis très contente. La suite se sera lessive, shampoing et produit d’entretien.

- je suis allée faire mes courses dans une biocoop. Je continue d’acheter les produits courants en grande surface mais pour les produits frais c’est biocoop. Cela fait un mois que je n’ai pas acheté de viande car on vide le congel et bientôt on pourra le débrancher. En fait depuis un mois on tient avec ce qu’on a déjà dans nos placards donc le frigo à l’air désespérément vide mais on ne manque de rien…

- j’ai définitivement éteins la télé, je regarde les documentaires qui m’intéressent en replay. On passe nos soirées dehors, à lire, à jouer aux jeux de société, à écouter de la musique. Sans télé j’ai gagné du temps; elle ne me manque pas, et pourtant j’étais accro. Et maintenant je n’allume plus la radio dans ma voiture (trop de pubs!).

- j’ai ressorti la yaourtière et la machine à pain.

- je n’achète que des légumes et fruits de saison (plus de bananes, kiwis et pamplemousse). La prochaine étape c’est acheter directement au producteur.

- j’ai résilié mon abonnement téléphonnique à 19.9e/mois pour un abonnement à 2e, sans changer de téléphonne (que j’ai depuis 3 ans).

- j’ai donné la plupart de mes objets inutiles et dans la semaine je vais à Emmaüs me débarrasser du reste.

- je n’ai rien acheté de superflu ce mois ci.

- je prépare ma gamelle pour le repas du midi au travail, j’emmène ma tasse et une cuillère pour ne pas untiliser de gobelet et cuillère en plastique; je n’utilise pas de serviette en papier.

- je viens d’aheter une meluna (menstruations).

Et je me suis rendue compte aujourd’hui que j’avais acheté des biscottes bio avec de l’huile de palme dedans! Je suis déçue, comme quoi il faut toujours rester sur le qui-vive, bien surveiller les étiquettes. Et je constate que c’est une sacrée lutte avec des milliers d’ennemis invisibles car quand ce n’est pas l’huile de palme c’est l’aluminium, et sinon ce sont les OGM et sinon…… et la liste n’en finit pas de s’allonger plus on s’informe. On se laisse gentiment empoisonner…

Et plus on s’informe, moins on peut fermer les yeux, plus on veut agir. Et je me sens coincée dans cette société qui n’ouvre pas les yeux; je me sens ridicule avec mon dentifrice à l’argile car oui, à côté de moi il y a des millions de gens qui vont changer leur i-phone qui fonctionne très bien pour un nouveau modèle et ainsi polluer les terres africaines. Bref, je me sens seule.

Dans deux semaines j’ai ma nouvelle maison, ma maison. Et j’ai hâte. De pouvoir faire mon compost, mon potager et plus tard récupérer l’eau de pluie et avoir un petit poulailler. Quelques autres petits pas vers un monde meilleur…

 

 

Ces objets qui nous définissent

21 juin 2012

En pleine période de désencombrement, je me demande pourquoi tous ces objets? Je vide ma maison peu à peu et je constate à quel point nous nous laissons envahir par des objets inutiles. Des bibelots, de la vaisselle en double, des livres déjà lus qu’on ne rouvrira pas, des vêtements qu’on ne portera jamais. Nous vouons un culte aux objets car ces objets nous définissent.  Si j’ai le dernier téléphone intelligent à la mode avant tout le monde c’est que je suis dans le coup. Moi ce n’étaient pas les téléphones, c’étaient les livres. Parce que je croyais être une intellectuelle j’avais besoin d’amasser plein de livres, même pas de les lire forcément, mais de les voir, qu’ils m’entourent. Ils avaient ce petit côté rassurant, j’étais « ça », j’étais ce qu’il représentaient puisqu’ils m’appartenaient. Du coup, petit à petit, en me séparant de tous mes doudous, je découvre ce qui m’est réellement utile. Qui je suis vraiment derrière ces artifices. Et peut être que c’est ça la simplicité volontaire, découvrir qui on est et être en paix avoir soi même, son vrai soi, caché derrière les apparences.

Le problème de la simplicité volontaire c’est que quand on commence à désencombrer on se rends compte que peu de choses nous sont réellement utile, et on n’arrête jamais de trier à nouveau pour faire vraiment le vide; en tout cas moi j’en suis là, j’ai donné, et je donne une bonne partie de mes affaires, mais ce qu’il reste est encore trop, donc je trie chaque jour encore et encore.

Le dernier cake au thon

17 juin 2012

Hier soir j’ai été invitée chez des amis et ils m’ont demandé de préparer un cake au thon, ce que j’ai fait, avec mes deux dernières boîtes de thon. Je leur ai dit au cours de la soirée que c’était mon dernier cake au thon parce que j’avais décidé d’arrêter de manger du poisson car bientôt il n’y aura plus de poisson dans la mer. Ce à quoi on m’a répondu:

1) La plupart des poissons que nous mangeons sont des poissons d’élevage donc on en aura toujours. Ce qui me fait penser moi que si on est obligé de cultiver des poissons c’est parce qu’on les extermine, et que manger des poissons d’élevage ne me donne pas bonne conscience pour autant.

2) Qu’est ce que ça va changer que TOI tu fasses ça? C’est vrai, tout le monde s’en moque que la plupart des poissons soient en voie de disparition, tout le monde s’en moque de manger du poisson élevé pour ça, tandis qu’on rejette à la mer des cadavres de poissons tout juste pêchés parce qu’ils ne seront pas vendus à la criée. C’est vrai. Que j’arrête de manger du poisson ne changera rien à leur sort. Mais au moins j’aurai meilleure conscience; au moins je ne participerai pas à ça. Et puis si personne n’avais jamais osé dévié des pratiques communes aucun changement n’aurai jamais été possible.

Alors ça m’a appris que dans cette aventure je suis seule. Qu’ on ne me félicitera pas pour ce que je fais, au mieux on me prendra pour une idéaliste qui perds son temps. Et que je n’arriverai à convaincre personne que c’est une cause valable, que de notre comportement dépends notre survie mais aussi celle de milliers d’espèces et surtout celle de la planète.

Je suis seule. C’est pour moi une cause juste, plus qu’une cause c’est un devoir, alors il ne faut rien attendre des autres. Il faut que je continue dans ma voie, que je fasse mon produit vaisselle, que j’arrête de manger du poisson et que je vende tous mes biens inutiles. Tant pis si on me trouve bizarre. C’est vrai que c’est difficile de se heurter à de l’incompréhension mais après tout c’est la voie que j’ai choisi.

11 juin 2012

Ce matin en me réveillant je me suis demandée en quoi j’étais légitime pour ouvrir ce blog écolo. Qu’est ce qui est écolo dans mon mode de vie, En fait, j’ai du mal à trouver. Certes j’adopte déjà une certaine simplicité:

- je ne me maquille pas, pas de déo, pas de cosmétique à part une crème hydratante.

- depuis un an je ne prends qu’une douche par jour; Depuis quelques jours je coupe l’eau le temps de me savonner et j’utilise un verre pour me brosser les dents. J’utilise toujours gel douche et shampooing du commerce.

- je cuisine. Je n’achète pas de  plat préparé, sauf une pizza de temps en temps. je fais mes courses en grande surface ou sur le marché et il m’arrive d’acheter des fruits ou légumes qui ne sont pas de saison (il m’arrivait). Je prépare ma gamelle le midi au travail car je ne veux pas manger de plats tout préparés.

- Je ne suis pas branchée dernières technologies, j’ai un téléphone depuis 3 ans, que je n’utilise que pour téléphoner et c’est très bien ainsi. Je ne sais pas utiliser un i-phone.

- je vais au restaurant mais à force de déceptions (mauvaise qualité) j’ai décidé d’arrêter. Je vais parfois au fast food.

Voilà, je crois que j’ai fais le tour. C’est mince. Sinon j’utilise ma voiture, et je consomme trop. J’achète quand j’en ai envie sans réfléchir (vêtements, livres, accessoires de sport…). Donc pas très écolo en fait.

Moi qui me crois meilleure que d’autres sur le point environnemental en fait je suis pareille. Je ne fais pas d’effort.

Donc ce blog pas pour raconter ce que j’ai déjà appris sur l’écologie parce que sincèrement je n’y connais pas grand chose, mais pour montrer mes pas vers l’écologie. C’est une rencontre. Lors de mes dernières courses, j’ai voulu acheter des produits bios, une première, et je me suis rendu compte qu’il y avait du bio qui venait d’autres pays, de loin. Alors j’ai préféré acheter français que bio. Je me suis aussi rendu compte que bio ne veut pas dire sain. Tout est question de réflexion.

Avec l’écologie ou la simplicité volontaire (qui pour moi sont deux démarches intriquées) il faut repenser tous ses actes quotidiens, toutes ses habitudes. Ce n’est donc pas facile.

Je n’ai encore jamais mis les pieds dans un biocoop et je crois que ce sera une des prochaines étapes. Faire les courses. Réfléchir comment faire ses courses. Quel produit acheter? Pourquoi?

Aujourd’hui j’en suis à désencombrer. Je tri petit à petit chaque pièce de la maison. Se débarrasser du superflu accumulé c’est déjà se rendre compte que l’on consomme trop.

J’ai éteins la télé et j’ai décidé de ne plus acheter d’inutile.

 

 

Bonnes résolutions 2012

7 juin 2012

Bon c’est parti. une fois que j’aurai écris ces quelques résolutions je serai obligée de m’y tenir, c’est d’ailleurs pour ça que je fais ce blog. Pour me rappeler mon engagement car il est trop facile de céder à cette société de consommation envahissante.

Alors faisons le point. Aujourd’hui je mange de la viande et pas toujours que des légumes de saison que j’achète en grande surface ou sur le marché. J’achète mes produits ménagers, mais pas trop un seul nettoyant multi-usages, produit à vitres, à bois, vaisselle, eau de javel, gel douche et shampooing.

Je ne me maquille pas, je ne mets pas de déo, ni de gel, laque. Je tri mes déchets mais pas de compost pour l’instant. Je me déplace en voiture pour aller travailler (50kms par jour). J’ai décidé il y a 15 jours de ne plus regarder la télé dans un but de détente (affalée sur le canap’ à comater) mais de choisir mes programmes et donc je ne l’allume plus qu’occasionnellement. Je fais la cuisine, n’achète pas de produits tout préparés. J’ai tendance à acheter impulsivement des objets que je n’utilise que quelques jours.

A partir de là, quelques résolutions simples à mettre en place m’intéressent:

- Ne plus manger de poisson, ni boeuf ou poulet d’élevage intensif, ni œufs de poule non élevées en plein air. Acheter œufs et poulet de ferme.

- N’acheter que des légumes de saison, si possible bio, et si possible locaux. Donc pas dans une grande surface, peut être directement aux producteurs, ferme, il faut que je trouve.

- Fabriquer mes yaourts, mon pain, mes produits d’entretien, mon savon, mon shampoing.

- Vendre, échanger, recycler mes objets superflus. Faire une brocante en juillet.

- Ne plus acheter d’objets neufs (sauf obligation). Et cela me pose un problème car pour une randonnée prévue fin juin il le faut un sac à dos, un drap de sac de couchage et des chaussettes de randonnée. Je vais essayer de trouver quelqu’un qui puisse me prêter un sac mais pour les chaussettes et le drap ça risque d’être compliqué. Quand je dis sauf obligation cela veut dire ce dont j’ai vraiment besoin pour vivre, ou pour mieux vivre, ce que je ne trouve pas d’occasion.

- M’inscrire à la bibliothèque et ne plus acheter de livres.

- Commencer un potager en septembre.

- Commencer un compost en juillet (achat nouvelle maison).

- Limiter l’utilisation de ma voiture, regrouper les achats pour limiter les transports. Si possible prendre les transports en commun.

- Adopter des gestes écolo dans la vie quotidienne: ne pas utiliser de gobelets, mouchoirs jetables, limiter l’utilisation de l’eau, de l’électricité; Bref, j’ai à développer mon éducation écolo.

A lire comme ça ça n’a pas l’air compliqué. On verra aux prochaines courses. On verra au premier bilan.

 

ça commence aujourd’hui

5 juin 2012

Ce blog juste pour essayer de tracer un petit chemin loin de la société de consommation.

Aujourd’hui j’ai envie de m’acheter des chaussures; des bottes plates, sans talons, parce que je n’en ai pas. J’en ai avec des talons et sinon j’ai des baskets, mais les baskets ce n’est pas classe du tout. Alors je veux des bottes..

Le seul problème c’est que je n’ai plus envie d’acheter et de nourrir cette société, bien trop grasse à mon goût, qui déborde de partout. J’en ai marre de jeter mon argent par les fenêtres parce que j’ai besoin d’un  step et que c’est si facile d’en acheter un, même si deux semaines après il sera aux oubliettes. Idem pour une paire de chaussure, un cardio-fréquencemètre, une paire de palme, une pare de plaquettes, des livres…. Je ne pense pas être la seule dans ce cas, c’est trop facile d’acheter, et par internet encore plus. J’ai honte de tout ce que j’ai acheté cette année et qui ne me sers à rien. Je viens de trier mes vêtements, résultats: 6 sacs remplis de choses inutiles, et certaines qui datent seulement de l’année dernière.

Alors ce blog juste pour envisager autre chose. Un peu moins, un peu mieux. J’avais décidé il y a un an de ne plus rien acheter et résultat je n’ai pas tenu longtemps. Aujourd’hui c’est un autre défi, sur le long terme, plus réfléchi: juste une vie saine qui respecte la nature et surtout une vie réfléchie. Pas la vie qu’on veut nous imposer, la vie que j’ai appris avec ses plats tout préparés, sa télé, ses pesticides et autres hormones…

Je ne crois pas vraiment à l’humain. je pense que l’on est en train de s’exterminer tout simplement parce que le profit dirige les hommes et donc aucune bonne initiative inintéressée ne sera prise. L’écologie ne passionne pas les politiciens, ni les autres d’ailleurs parce que « on s’en fout, on sera mort alors autant profiter ». La seule chose qui me dérange c’est que je trouve que c’est dommage d’avoir « tant » évoluer pour tout détruire, quoique si on en vient à s’auto-détrure c’est qu’on est pas si évolué.

Je crois qu’autre chose existe, qu’on peut essayer. j’en ai marre de pleurer à chaque documentaire sur la planète parce que je vois qu’on tue des animaux, qu’on extermine des races parce qu’on peut le faire; D’ailleurs on peut tout faire, on est HOMME, le plus intelligent, celui qui peut élever intensivement des animaux pour les manger, celui qui peut pêcher intensivement et rejeter des cadavres de poissons à la mer, celui qui nourrit des animaux avec les cadavres d’autres animaux.

Bon j’arrête pour ce soir. Survivre au progrès sur ARTE.