Ces objets qui nous définissent

En pleine période de désencombrement, je me demande pourquoi tous ces objets? Je vide ma maison peu à peu et je constate à quel point nous nous laissons envahir par des objets inutiles. Des bibelots, de la vaisselle en double, des livres déjà lus qu’on ne rouvrira pas, des vêtements qu’on ne portera jamais. Nous vouons un culte aux objets car ces objets nous définissent.  Si j’ai le dernier téléphone intelligent à la mode avant tout le monde c’est que je suis dans le coup. Moi ce n’étaient pas les téléphones, c’étaient les livres. Parce que je croyais être une intellectuelle j’avais besoin d’amasser plein de livres, même pas de les lire forcément, mais de les voir, qu’ils m’entourent. Ils avaient ce petit côté rassurant, j’étais « ça », j’étais ce qu’il représentaient puisqu’ils m’appartenaient. Du coup, petit à petit, en me séparant de tous mes doudous, je découvre ce qui m’est réellement utile. Qui je suis vraiment derrière ces artifices. Et peut être que c’est ça la simplicité volontaire, découvrir qui on est et être en paix avoir soi même, son vrai soi, caché derrière les apparences.

Le problème de la simplicité volontaire c’est que quand on commence à désencombrer on se rends compte que peu de choses nous sont réellement utile, et on n’arrête jamais de trier à nouveau pour faire vraiment le vide; en tout cas moi j’en suis là, j’ai donné, et je donne une bonne partie de mes affaires, mais ce qu’il reste est encore trop, donc je trie chaque jour encore et encore.

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